

ISBN:9782916571270
Frédéric Kaplan
2009-06-12
224 pages
143 commentaires sur ce livre
4 bookmarks sur ce livre
page : 45
5 commentaires sur cette page

C'est precisemment cette difference entre les "objets qui comptent" que je commence à évoquer en page 15 (http://mdo.li/15) et les objets électroniques qui n'arrivent pas à compter que je discute à partir de la page 24 (http://mdo.li/24). La métamorphose des objets a d'une certaine manière déjà eu lieu. Le processus que je décrit ici dans lequel l'objet-interface finit par perdre toute sa valeur historique est la continuation d'une évolution plus ancienne.

la notion d'autonomie de l'objet va devenir précieuse. Ces objet-Interface qui inverse le processus de conception des objets (l'electron comme valeur, plus que l'atome) sont pour la plupart connecté et appartenant a des systèmes. Leur statuts est trouble. Usage et possession, ouverture et fermeture sont intimement métissés. Prison doré ou nouvel espace ?

Qu entends tu par autonomie des objets ? Le fait qu ils puissent être identifies comme des unités indépendantes ?

Suite à ton commentaire je suis en train de lire l'essai de Gilles Lipovetsky sur la société d'hyperconsommation http://www.bookstrapping.com/fr/2070379884/

L'objet est-il encore important ? La distinction qu'introduit Frédéric entre objet et objet-interfaces est intéressante, mais elle montre bien aussi qu'il y a un glissement profond, tant et si bien qu'on ne sait pas vraiment si les objets-interfaces -commes nos ordinateurs ou nos téléphones mobiles) sont encore des objets. Ne sont-ils pas justement que des interfaces ? Ou est-ce la nature des objets qui est en train de beaucoup changer ? Les objets jetables, sans projection de valeur ou de sens... deviennent de plus en plus commun. Les montres de nos grands-parents étaient des bijoux, marqués de sens... On ne donne plus de sens à nos nouveaux objets, comme nos montres jetables qu'on change tous les trois ans. Gilles Lipovetsky dans son Essai sur la société d'hyperconsommation évoque bien cette transformation. Cela transforme certainement également le rapport aux données que ces produits produisent. Objets, produits... Hyperproduits... Il me semble qu'en ne donnant qu'un sens aux métamorphoses de nos objets, le livre oublie qu'ils ne cristalisent pas aussi simplement tout ce qu'ils permettent.